Num et Ric ! 😉

Échanges professionnels, recherches internet, visioconférences, appels téléphoniques… nous utilisons toute la journée du matériel et des infrastructures numériques qui consomment de l’énergie.
Des experts affirment qu’aujourd’hui le numérique est responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et, au rythme actuel, ce chiffre pourrait doubler d’ici 2025.

Le nombre d’objets connectés ne cesse de croître dans le monde. Difficile de nos jours de se passer d’un ordinateur et d’un smartphone et d’autres objets comme des montres connectées par exemple. En Europe, nous posséderons bientôt 2 fois plus d’objets connectés qu’en 2016 ! S’ajoutent à cela les réseaux, routeurs, data centers… pour transporter et stocker nos données.
La fabrication de tout ce matériel réclame des ressources dont l’extraction pose de graves problèmes environnementaux et sociaux.

Bonne nouvelle ! Nous pouvons limiter ces impacts, en gardant plus longtemps nos équipements et en adaptant nos pratiques.

Des actions simples et qui font la différence 💪

1. Mettre les adresses web fréquemment consultées en favoris

Une requête web aura plus ou moins d’impacts selon le temps de recherche et le nombre de pages consultées. On divise par 4 les émissions de gaz à effet de serre en allant directement à l’adresse du site ! Pour cela, on peut consulter l’historique, créer des favoris, taper l’URL exacte ou utiliser des mots-clés précis dans les moteurs de recherche.

2. Penser à fermer les pages internet une fois votre recherche aboutie

Les navigateurs internet réactualisent tout le temps les pages restées ouvertes. Pour cela ils font appel à des serveurs web très consommateurs d’énergie.
Il est aussi préconisé de fermer les onglets non utilisés et de supprimer régulièrement les cookies pour alléger les serveurs informatiques.


3. Alléger les échanges sur messagerie

  • Compresser la taille des pièces jointes ou les envoyer grâce à des sites de dépôt temporaire.
  • Bien cibler ses destinataires ; multiplier par 10 le nombre de destinataires d’un mail, c’est multiplier par 4 son impact environnemental.
  • Créer une signature sans image ni logo pour les échanges internes et les contacts bien établis.
  • Utiliser la messagerie instantanée de l’entreprise si elle est disponible pour échanger avec un collègue plutôt que de lui envoyer un mail.

4. Faire le ménage dans sa boîte mail

Vous pouvez vous désabonner des newsletters que vous ne lisez pas, supprimer les spams, vider la corbeille…
Sachez que pour conserver les mails stockés dans la messagerie et dans la poubelle, les hébergeurs doivent faire tourner des serveurs. Il est vraiment dommage de consommer de l’énergie pour garder en mémoire des documents mis à la poubelle !

5. Limiter le poids des réunions en ligne

  • Privilégier les échanges en audio plutôt qu’en vidéo. Le flux de données en audio consomme 1000 fois moins de bande passante que la vidéo !
  • Déposer les documents à télécharger pour la réunion sur un serveur local ou une boîte de partage. Ne les envoyez pas par mail. Vous éviterez ainsi de faire voyager des données sur environ 15 000 km avant d’arriver chez les destinataires. 15 000 km, c’est en effet le trajet moyen d’un mail qui voyage à travers de nombreux serveurs partout dans le monde avant d’être livré sur la messagerie du destinataire.

6. Faire le ménage dans le Cloud

Le Cloud donne l’impression d’être un espace de stockage infini et éternel, mais de grandes quantités de données s’accumulent et entraînent une surconsommation d’énergie des infrastructures et des serveurs supplémentaires pour le stockage. Pour y remédier, on peut stocker le maximum de données localement sur ses équipements (ordinateur, disque dur externe…) ou placer le strict nécessaire sur le Cloud en ne conservant que ce qui est vraiment utile.

N’oubliez pas de faire régulièrement le ménage (photos, vidéos) dans le cloud comme dans vos mails.

7. Modérer le streaming vidéo

Les vidéos en ligne représentent 60 % du flux mondial de données et sont responsables de près de 1 % des émissions mondiales de CO2 ! Nous pouvons limiter notre empreinte, en désactivant par exemple la lecture automatique dans les paramètres de l’application, en privilégiant la musique téléchargée ou le streaming audio plutôt que les clips musicaux, en choisissant une résolution de vidéo réduite…

8. Utiliser le Wifi plutôt que la 4G sur les téléphones portables

Sur votre téléphone portable, utilisez de préférence le Wifi quand vous travaillez à la maison. Il sollicite moins le réseau que la 4G.

Vous pouvez aussi utiliser le réseau filiaire pour connecter votre ordinateur à votre box.

9. Désactiver les transferts automatiques de données des téléphones portables

Désactivez les transferts automatiques vers les clouds ainsi que les téléchargements et les mises à jour automatiques des applications mobiles.
Désactivez aussi Autoplay ou ne l’autorisez que lorsque le smartphone est branché au Wifi.

10. Et si vous aimez travailler en musique…

Ecoutez la radio plutôt que les sites en streaming. Vous aurez le plaisir de la découverte de nouvelles musiques et vous permettez d’alléger la bande passante.
 
Et n’oubliez pas d’éteindre complètement votre ordinateur quand vous ne vous en servez plus. Ne le laissez pas en veille (même prolongée) ou branché car il continue alors de consommer de l’électricité.

Nous souhaitons mettre en place un atelier “e-conscience numérique”, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos questions/interrogations à bonjour@natenv74.fr

Source de l’article : ADEME